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mardi 22 août 2017

Camp de base pour les jours froids ou fatigués!

Ça fait déjà plus de quatre ans. Je l'écris et je ne sais pas si je dois le croire. Quand j'y pense, c'est un peu fou dans mon esprit. C'est long et court à la fois. C'est plus qu'on ce que l'on avait imaginé, mais ce n'est pas encore assez. 

Je n'aurais pu imaginer de plus belles années avec mes enfants, avec André. Nos vies sont à jamais liées par un sentiment d'aventure, de paix et de conviction.

On rêve maintenant d’été. D’en profiter et de le savourer. De ne pas juste le travailler. On a envie de changer ce qui est devenu de la routine et du trop connu pour redécouvrir le voyage à travers les beaux mois. Il y aura plus d'un été. On en espère tout plein. 

Il y aura donc des hivers où le froid nous fera quitter notre nid qui ne pourra plus être le cocon. Parce que l'on doit être six mois ici, si on part l'été, on ne pourra pas repartir quand la nature s'endormira sous ses draps blancs. 

On rêve maintenant aussi de silence et de racines. De se laisser grandir. De ne pas juste s’en aller. On a envie de changer ce qui est devenu de la routine et du trop connu pour redécouvrir le voyage à travers le désir de rester.

Il y aura donc aussi des moments où on restera pour regarder la vie s'écouler. Pour ne pas ressentir l'obligation de partir et se donner le privilège de choisir.


On s'est offert un camp de base qui nous gardera au chaud, et dans lequel on se reposera lors des jours fatigués. On s'est offert un lieu où nos rêves auront la liberté d'exister et où le repos aura la possibilité de s'arrêter.

Est-ce que c'est le sédentaire qui parle plus fort? C'est plutôt les voyageurs qui crient leur liberté. On veut s'ouvrir à l’ailleurs sans le compromis du départ. On veut tout sans limites. Il y a un mois, on n'en parlait même pas. Dans deux semaines, on s'y installera. On ne perds pas de temps à réfléchir, on vit tout simplement.

On reste Six Nomades... On le sera toujours! Parce que l'on est six et parce que l'on est nomades! C'est inscrit sur nos âmes et ça fait partie de qui nous sommes. C'est seulement que l'on a la maison qui part et que l'on a la maison qui ne va nul part. On aura les deux parce qu'on a le droit de tout avoir. 

mardi 8 août 2017

Rêver tout bas. Réaliser bien haut!

Parfois, les rêves ont besoin d'être silencieux. Ils vivent dans un chuchotement pour devenir vérité.

On les garde au creux du coeur pour éviter les non-dits ou les dits trop fort. Pour taire les malheureux, les peureux et les chialeux. Pour éloigner les "Ça ne marchera pas", "Ça n'a pas de bon sens" et les "Ben, voyons donc!".

On rêve tout bas pour encrer ses désirs dans l'univers, pour les rendre réels dans notre esprit et pour les désirer dans notre âme. On laisse entrer le silence dans sa vie.

Puis un jour, le désir est un fait qu'on expose au monde et qu'on raconte bien haut pour partager et en vivre la réalité. Il n'y a que le bonheur de profiter du bruit que fait la vie.

Et on rêve tout bas à nouveau...


mercredi 12 juillet 2017

Plaisir sucré d'été... Qu'on aime. Ou pas!

Je n'aime pas aller aux fraises!
Ça, c'est ce que je disais.... Avant que je change d'idée!

Je ne suis pas certaine de vraiment savoir d’où me venait ma haine de la cueillette de fraises. Mais je n'en gardais pas de bons souvenirs : Il fait chaud, on a mal dans le dos, les fruits sont plein de bibittes (Même si j'adore les bibittes!) et ça ne sert à rien. Heureusement, personne ne me demandait d'y aller alors chaque année était vécu sans ce calvaire personnel.

Ça, c'était avant cette année. Parce que la demande est venue : « Maman.... On va aux fraises ». J'ai dit oui en spécifiant que j'apporterais ma chaise pour les regarder faire toute la job!!!




Et puis... Bien... J'ai aimé ça! Je n'ai pas apporté de chaise. Ce n'était qu'une blague. La journée était parfaite. Juste assez de soleil. Juste assez de vent. Juste assez de nuages. Juste assez de chaleur. Est-ce que ce n'était que ça? Je crois que c'était plutôt le plaisir d'être là et de savourer le moment. De vivre un instant de lenteur et de joie en famille.

Aussi, je dois l'avouer, saliver sur les tartes, sur la confiture, sur le coulis, sur les smoothies et sur tout ce que j'allais cuisiner me donnait faim. C'est peut-être pour ça qu'on s'asseyait dans le champs pour manger? Euh... Non! On mangeait parce que c'est bon. On jasait. On remplissait les camisoles. Et on ramenait 20 livres.




C'est décidé : On y retournera chaque année comme un plaisir sucré qu'on ajoute à l'été. Pour prolonger le bonheur d'être ensemble et pour le souvenir joyeux qu'on en gardera.

mardi 13 juin 2017

Charlestown State Park - Indiana - USA

On essaye toujours de ne pas remonter trop vite. On prend chaque journée qui nous sépare de la routine d'été. Surtout que cette année, la météo est difficile encore au Québec alors que pour nous, la chaleur est présente. Comment avoir envie de revenir sous la pluie et le gris?

Heureusement, on a encore une belle semaine et nous la prendrons en Indiana. Au départ, on a eu un moment de doute. Les taxes sont très élevées, le coût des choses est pires qu’ailleurs et on se voit refuser nos cartes canadiennes dans un grand magasin (Ça c’est une première!!!). Par chance, le state park dans lequel nous nous installons nous offre ce qu’on aime et même plus.




On a fait quelques randonnées dans une forêt dense et odorante. Les fleurs sauvages sont bien éveillées et les animaux ressortent de leur isolement d’hiver. Faisant partie désormais du parc, un ancien développement récréatif a laissé ses traces. Hotel, piscine, grande roue, manèges, restaurant et bar ont été jadis construits pour le plaisir des plus riches. On y venait par bateau pour s’y prélasser pendant quelques jours. La nature aura repris ses droits en 1937 par l’une des plus grandes inondations de l’histoire qui a balayé tout le complexe. Regardez la dernière photo et vous verrez un ruban bleu dans le haut d’un poteau. L’eau est montée jusqu’à ce niveau alors que vous pouvez voir la rivière au bas.










Et puis, juste avant notre départ, il y avait une journée organisée en association avec un refuge d’oiseaux de proie. On s’installe derrière, monté debout sur les tables pour bien voir ces fabuleux oiseaux que l’on aperçoit plus souvent bien haut. Ma grande fille ornithologue est râvie!!!






Il ne reste maintenant qu'un tout dernier arrêt. En Ontario pour un merveilleux trois jours avec des amis. C'est si simple quand tout ce qui vit n’est que bonheur et amour. Mais le retour est difficile. Ce n'est pas la première fois et chaque année, on remonte avec nostalgie. Sauf que cette année, c'est bien plus que ca.... C'est de la tristesse. De l'envie de ne plus revenir. L'hiver a été doux, calme et serein. Revenir rime avec travail, vitesse et consommation. On se sent ailleurs de plus en plus.

lundi 5 juin 2017

Tannehill Ironworks Historical State Park - Alabama - USA

Par de belles journées de printemps, nous nous sommes installés dans le passé. Quelques jours dans l'histoire pour en apprendre plus sur les forges. 

Parce que ça nous arrive tout le temps, nous étions au bon endroit au bon moment. Il y avait une activité spéciale et un vrai forgeron était sur place. Nous nous sommes présentés à la forge une heure avant l'activité et nous étions seuls pour poser nos questions.




Par la suite, nous avons visité les maisons centenaires, le vieux moulin ainsi que la grande forge qui servait à la fabrication de l'artillerie de l'armée. Tout en bordure de rivières, le site est vraiment magnifique. 












Et nous n'étions pas seuls... Ce ne sont pas nos premières araignées, mais c'est certainement nos plus grosses. Nous ne sommes pas certains de leur identification alors si vous savez de quelle famille il s'agit, dites-le nous! Juste pour votre information, et parce que je suis certaine que vous tenez à le savoir!, elles étaient plus grosses que ma main avec les doigts. 



De plus, lors d'une randonnée avec ma grande fille, un gentil petit serpent nous tenait compagnie dans le sentier! Nous avons bien eu envie de continuer notre chemin, mais nous avons jugé préférable de retourner de là où l'on venait. Il faut parfois reconnaitre la supériorité d'autrui.


La nature offre de ses plus beaux trésors quand on sait les regarder. Parlant de regarder... si vous observer le regard du faucon, vous pourrez remarquer qu'il semble fixer quelque chose. C'était le cas : Deux grands garçons de sept et neuf ans qui jouent dans l'eau!




C'est ainsi qu'il est redevenu le temps de regagner le présent. On fera quelques heures de route pour un tout dernier arrêt avant le Canada.

jeudi 18 mai 2017

Morton - Mississippi - USA

Je n'ai pas de grands romans à raconter. On a été attiré par le lac alors on y est venu. Un canard mallard est devenu notre ami, on s'est amusé avec les tortues, on a sympathisé avec quelques écureuils, on a joué aux blocs sur le bord du lac, on a pêché avec des branches et des bouts de pain.







Pourquoi rendre compliqué ce qui est simple quand la simplicité n'a rien de compliqué? On aime ça de même! 

Et puis, nous devions partir vers la Natchez Trace Parkway. On partira plutôt vers l'Alabama! C'est souvent épuisant de ne pas planifier nos routes sauf que ça empêcherait le plaisir de changer d'idées! Et ça aussi on aime ça de même!