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mardi 27 septembre 2016

Un plan... C'est fait pour être changé!

Nos sacs à dos sont achetés. On avait des prix pour les billets de train et de traversier. On a négocié nos billets d'avion. On était attendu chez des gens formidables qu'on avait hâte de rencontrer.

Et après des mois de préparations...

Le taux de change avait continué de monter. Les hôtels (Déjà peu nombreux à nous acceuillir tous les six) nous ont mentionné être fermés entre janvier et mars. On ne pouvait pas rester sur le territoire plus de trois mois à moins de demander un visa couteux. L'hiver se serait installé avec du froid plus qu'on en voulait. On ne pourrait pas se baigner autant. Certains trains n'étaient plus offerts. Les traversiers ne traversaient plus.

Et on s'est demandé si l'Europe était ce que nous souhaitions vraiment. Peut-être qu'on pouvait attendre et y aller quand on pourrait vivre intensément ce côté du monde. Faire à moitié ce qu'on peut faire en entier ne nous ressemble pas beaucoup.


Donc, on reste de ce côté-ci! Dans notre Amérique qui nous cache encore de nombreux secrets. Ce n'est même pas triste. C'est exactement ce qu'on aime : Changer d'idée. S'adapter. Ne rien prévoir. Vivre!

Merci à ceux qui nous attendaient! Vous nous attendrez un peu plus longtemps (On devra attendre aussi :-D), mais on viendra! J'ai écrit à chacun de vous. J'espère que je n'ai oublié personne.

France, Croatie, Italie, Suisse, Angleterre, Espagne, Portugal, Islande... Ce n'est que partie remise! On vous dit : "À bientôt!"

lundi 12 septembre 2016

La fois où j'ai eu peur pour vrai!

Je n'ai peur de rien. Sincèrement. Peut-être que je suis inconsciente, mais je ne me pose pas beaucoup de questions. Je pense que la vie est belle et que l'on doit la respecter en la vivant le plus possible.

La peur permet à l'instinct de rester attentif. Et j'écoute. Cette petite voix en moi qui sait en tout temps ce que je dois faire ou pas. Je ne me suis jamais trompée. Parce que j'ai écouté ce qui était vraiment important.


Mais il y a un an, j'ai eu peur... Pour vrai. Je ne m'écoutais plus aussi bien. J'ai pris rendez-vous avec mon médecin. Quand elle m'a rappelée, je savais que ça n'allait pas.

Mon corps se faisait du mal. J'étais très malade. Mes reins ne fonctionnaient plus, j'étais attendue à l'urgence. Tout a été vite... De nombreuses prises de sang, une biopsie et plusieurs examens montraient une maladie incurable rare qu'il fallait contrôler. On a pensé à la dialyse. À la greffe aussi.

J'ai demandé pourquoi aux médecins. Ils n'avaient pas de réponses. Au fond, je n'avais pas vraiment besoin de réponse médicale. Je savais déjà pourquoi : J'étais fatiguée et mon corps avait abandonné.

Et c'est là que j'ai eu peur. Parce que j'avais quatre enfants. Que j'étais mariée et que je devais maintenir notre famille. Parce que j'avais encore des rêves. Que j'étais encore jeune. Que je ne voulais pas le pire..... Que je voulais vivre!

La maladie s'attaquait aussi à mes yeux. J'ai fait une mononucléose. J'avais les premiers symptômes de la polyarthrite rhumatoide.

J'ai pris divers médicaments (Jusqu'à huit différents par jour pendant quelques semaines) et de la cortisone à haute dose. Mais mon corps n'en a pas voulu. J'ai été hospitalisée parce que j'ai eu tous les effets rares et dangereux. Le sevrage a été long. Par contre, mes reins sont repartis.

J'ai dû m'arrêter. Ça tombait bien parce que les enfants avaient aussi besoin de s'arrêter. Ils voulaient revoir l'hiver. Ils voulaient jouer dans la neige. On s'est adapté.

Je suis maintenant stable, mais sous immunosuppresseurs. Je ferai de l'insuffisance rénale pour toujours. La mononucléose s'est estompée. Mes yeux vont mieux. La polyarthrite fait partie de moi maintenant. La douleur est ma nouvelle amie.

Mais je vais bien. Tranquillement, j'ai repris le dessus. J'ai changé... physiquement et psychologiquement. J'admire mon corps pour la force dont il a fait preuve. J'admire mon esprit  pour la puissance qu'il a déployé.

Et pourquoi je vous dit ça? Parce que la vie est belle et qu'on la néglige trop souvent. Que tout peux s'arrêter n'importe quand. On ne sait pas quand ni comment.

Profitez de tout ce qui compte le plus. Dites "Je t'aime" le plus possible. Ne perdez pas de temps à vous comparer. Aimez-vous. Prenez le temps de savourer chaque seconde et arrêtez d'attendre le futur. La vie c'est maintenant!

Je vous le dit aussi pour tous ceux qui m'ont dit ou écrit qu'ils ne voyageaient plus depuis que la maladie faisait partie de leur vie. Je veux que vous sachiez qu'on peut rêver ET réaliser quant même. On s'adapte encore et je vous dirai comment.

Quant à moi, je me suis reposée et je peux repartir. Plus solide et à l'écoute. Nos prochains voyages seront encore plus lents... Il faut que je respecte ce corps qui a changé, qui est le mien et que j'aime,  mais qui est plus lent aussi. Je veux prendre le temps de comprendre et d'écouter. Je vais continuer, chaque jour, lentement et avec amour.

Faites-en autant. Partez. Vivez. Aimez. Riez. Parce que vous ne savez pas quand tout s'arrêtera... N'ayez pas de regrets. Foncez.

mardi 23 août 2016

J'ai de la peine!

La semaine dernière, il y a eu un enfant oublié. Il y a eu aussi un enfant sauvé de la guerre, tout seul. Il y a tous les enfants qui reprendront la route de l’école après un été trop chargé. Et ceux de la garderie qui y sont si longtemps. Il y a l’enfant qu’on laisse pleurer la nuit. Celui qu’on enferme dans sa chambre. Celui qui dort dans la rue.

Et j’ai de la peine...

Parce que ces enfants vivent les conséquences d’un monde d’adulte qui les a oubliés. Un monde où tout doit être pareil et conforme. Un monde où tout va vite. Où l’argent dicte les règles. Où le pouvoir rend puissant.

Qu’arriverait-il si on écoutait nos enfants? Si on les aimait vraiment? Si on leur accordait du temps?

On se compare pour être tous identiques. On voudrait être unique, mais on adapte nos comportements sur ce que les autres pensent de nous. On ne réfléchit plus. On n’agit plus.

On travaille pour fonder une famille et on a des enfant parce qu’on a envie d’en avoir. Ensuite, on travaille encore plus parce que « les enfants, ça coûtent cher ».

On a hâte qu’ils retournent à l’école. On a hâte qu’ils aillent aux camps. On a hâte qu’ils se couchent. On a hâte qu’ils soient chez grand-maman. On a hâte qu’ils ne soient jamais là.

Et ils sont seuls parce qu’on a oublié que tout ce qu’ils veulent c’est qu’on les aime.

J’ai de la peine pour l’humanité. J’espère que viendra le jour où on ne travaillera pas toujours plus pour posséder toujours trop et que l’on prendra le temps.


Quand viendra ce jour...
Il n’y aura plus d’enfants oubliés.
Il n’y aura plus d’enfants seuls.
Il n’y aura plus d’enfants tristes.

Il n’y aura que l’amour... Simple. Pur. Fort.

vendredi 19 août 2016

C'est le temps des vacances!

Nous n’avons pas pris de vacances en été depuis des années. C’est certain que quand on part TOUT l’hiver, on essaye de garder l’été pour travailler! De toute façon, comme tout le reste de la planète prend ses vacances dans ce temps là, il y a du monde partout pis on haït ça. Ça fait donc bien notre affaire de travailler et de juste profiter du soleil.

Sauf que cette année, comme nous sommes revenus depuis un peu plus longtemps, on a décidé de s’accorder deux semaines. Évidemment, nous n’allions tout de même pas prendre de temps sur le reste du monde et devoir composer avec la foule. On a donc laissé les semaines dont tout le monde veut (Sauf nous!) à ceux qui les veulent et on a pris les semaines que plus personne ne peut ou ne veut prendre.


Pu personne nul part!

Pis en plus... Ben, c’est la rentrée et pour nous, ça n’existe pas!

Ainsi donc, pendant que les vacances sont finies pour tout le monde et que les enfants retournent s’assoir sur les bancs d’école... Nous, on profite encore du soleil!

Alors? Bonne rentrée aux enfants. Bon retour au travail pour le reste.

Nous, on part en vacances!

jeudi 14 juillet 2016

Mon Québec... C'est mon voyage aussi!

Ça fait un an qu'on est revenu au Québec. On a vécu tout un cycle de saison.


On ne savait pas qu'on serait ici si longtemps. Chaque départ et chaque retour nous mène un peu là où on ne sait pas qu'on ira.

On s'est ajusté devant ce qui s'est présenté à nous. Parce que c'est ça aussi notre vie : Vivre chaque moment en ayant le choix d'en faire une nouvelle expérience. Vivre avec le privilège de la liberté.

Rester. Partir. Revenir. Répartir.
Longtemps. Pas souvent. Juste un peu. Tout le temps.



Dans quelques mois, on repartira, on continuera. On ajoutera des souvenirs à nos mémoires déjà bien remplies. Je ne sais pas ce qui se passera. Ça n'a pas vraiment d'importance. On en profitera comme on l'a toujours fait.


On m'a demandé dernièrement si j'avais des regrets d'être restée autant. J'ai répondu : Des regrets de quoi? Le vrai voyage c'est celui qu'on vit par en-dedans. Comment pourrait-on regretter d'avoir vu nos amis, côtoyé nos familles, noué des liens, vécu d'autres endroits?



Mon Québec, c'est chez-nous c'est vrai. Mais c'est des souvenirs de ce que nous n'avions jamais vu avant. Ce n'est pas un retour ou un arrêt. C'est une suite...

Mon Québec.... c'est mon voyage aussi!

mercredi 8 juin 2016

Assurances et droits de sortie!

Dans le meilleur des mondes, on partirait tous la tête paisible en étant convaincu que tout ira bien lors de notre voyage : Pas de maladies, pas de blessures, pas d’intoxication.

Dans la vraie vie, malgré le voyage, on est parfois malade à l’autre bout du monde, on se casse une jambe dans un sentier célèbre ou on est victime d’un fruit mal lavé. Et ça tourne mal... Ou peut-être pas si on est bien assuré.


D’abord, au Québec, on a la RAMQ. Elle couvre tous les frais, quels qu’ils soient, quand il arrive un pépin au Québec. Mais si tôt que l’on franchit la frontière vers ailleurs, elle n’est plus notre alliée. En cas de frais médicaux, elle ne couvrira que jusqu’à un maximum de 100,00$ par jour. Qu’arrive-t-il avec les suppléments de ce plafond? Tout dépend si nous avons souscrit à une assurance voyage parce que c’est à ce moment précis que cette dernière entre en oeuvre. Encore faut-il avoir souscrit à cette  assurance... Avant de partir!


Pour être assuré avec la RAMQ, il faut être résident du Québec et ne pas être absent du territoire québécois plus de 183 jours par année. Par contre, les séjours de moins de 21 jours ne sont pas calculés et tous les sept ans, il est autorisé de quitter le Québec pour une année complète, soit du 1er janvier au 31 décembre. Il suffit de faire la demande auprès de la RAMQ au moins trois mois avant le départ.

N’oubliez pas que « territoire québécois » veut dire au Québec. Le reste du Canada ne fait pas partie de l’équation et il nous faudra une assurance, même pour un aller-retour au Nouveau-Brunswick ou en Ontario. Dès que nous quittons les limites du Québec, la RAMQ ne couvre plus les frais se rapportant à notre état de santé.

Pour pallier les frais occasionnés par un problème accidentel ou médical, il nous faut prendre une assurance maladie de voyage offerte par une assurance privée. Cette assurance prendra le relai pour tous les frais encourus assurables à votre contrat. Il est important d’être tout de même couvert par la RAMQ puisque l’assureur couvre en lien avec votre assurance territoriale. Si pour une raison ou une autre, vous n’étiez plus couvert par la RAMQ, il vous faudrait prendre une assurance de type expatriée. Celle-ci est beaucoup plus onéreuse, mais c’est une option qu’il est toujours possible de prendre.

De plus, l’assurance médicale de voyage n’est valide uniquement qu’en cas de maladie ou d’accident qui n’étaient pas préexistants. Par exemple, si vous décidiez de partir malgré un rhume sans en avertir votre assureur et que pendant votre voyage, votre rhume se transformait en pneumonie nécessitant des soins, votre assureur pourrait refuser de payer pour cause de maladie existante. Aviser son assureur de tout changement à son état de santé avant de partir est certainement la meilleure solution.

Si vous souffrez d’une maladie permanente et que souhaitiez tout de même voyager, il est possible de le faire si votre état de santé est stable. Normalement, la plupart des assureurs demandent un délai d’au moins 90 jours pendant lequel votre maladie n’a pas progressé, que votre médication n’a pas changé et que votre médecin n’a pas remarqué de changement notable. Vous pouvez donc vous aussi profiter des joies de voyager. N’oubliez pas de demander vos prescriptions et d’en garder une copie. De plus, apportez avec vous vos médicaments pour toute la durée de votre voyage. Il est parfois difficile d’avoir accès aux médicaments dans certains pays.

Aussi, consultez le site du Gouvernement du Canada pour connaitre les conditions de sécurité du ou des pays que vous souhaitez visiter. Lorsque le Gouvernement émet un avertissement, les assureurs refuseront de vous assurer ou de vous indemniser en cas de besoins. Pour certains pays, l'avertissement concerne l'ensemble du pays, il vous sera donc impossible de vous y rendre en toute sécurité, tandis que pour d'autres, il ne sera émis que pour une partie du pays. Dans ce cas, vous pourrez voyager dans ce pays à la condition de demeurer en zone sécuritaire.



Finalement, avant de prendre une assurance privée, consultez vos cartes de crédit ou votre assurance collective. Ces dernières offrent souvent la couverture voyage allant de 3 à 60 jours. Si c’est le cas, vous n’aurez donc pas besoin de souscrire à une autre assurance. Il vous suffira d’en aviser la compagnie pour laquelle vous êtes couverts.

Par contre, si votre voyage est d’une durée plus grande que l’offre de votre carte de crédit ou de votre assurance collective, prenez le temps de demander une soumission à une assurance privée pour toute la durée de vos vacances afin d’éviter les mauvaises surprises si vous deviez être hospitalisé lors du transfert des deux assurances. Par exemple, votre assurance collective offre une assurance voyage jusqu’à 30 jours, mais votre voyage est de 45 jours. Vous souscrivez donc à une assurance complémentaire pour les 15 jours supplémentaires. À votre 21ême jour de voyage, vous avez un accident d’auto et êtes hospitalisé pour diverses blessures. Lorsqu’arrivera la fin de votre assurance offerte par votre assurance collective, soit 9 jours après votre accident, l’assurance complémentaire que vous aviez prise pourrait refuser votre couverture et rompre le contrat puisque votre état de santé n’est pas stable et que vous avez maintenant une condition préexistante.

Voyager la tête libre est certainement ce qu’il y a de mieux. Même en prenant toutes les précautions, on n’est jamais vraiment certain de ce que l’avenir réserve... En voyage ou pas! C’est pourquoi, prendre le temps de réfléchir à nos besoins d’assurance est à prendre au sérieux. Certains pays offrent des soins médicaux très abordables tandis que d’autres peuvent nous hypothéquer pour le reste de notre vie, et même au-delà.

Demandez plusieurs soumissions. Prenez des notes. Parlez à d’autre voyageurs. C’est toujours mieux quand on est bien informé.

Soyez prudent!